Seule
Publié le 2 Juillet 2009

L'heure était simplement venue...
Je devrais me détendre là où je suis
et accepter que cela soit.
Je devrais observer ma destruction
avec détachement.
Après le feu, la terre se renouvelle.
Après la tempête, l'air est pur.
Mais la vie m'apparaît comme une lutte.
Je ne suis pas disponible pour goûter
les plaisirs qui s'offrent au présent.
Je suis assise sur la vaste fleur du vide.
Douleur, chagrin et solitude sont là,
mais je ne lâche pas prise.
J'attends que les blessures du passé
soient prêtes à guérir,
que la transformation arrive,
comme la mort à son heure.
Je voudrais hurler au ciel infini
afin de secouer l'énergie que je n'ai plus.
Ecrit le 28/06/2009